Cette activité est en préparation. Elle associera une expérience de réalité virtuelle immersive à un temps de discussion et de débat encadré par des expert·es de l’Université de Genève.
Une expérience immersive pour penser les futurs désirables
Un futur désirable prend comme point de départ non pas la catastrophe ou la crise, mais le monde dans lequel on aimerait vivre. L’expérience invite les élèves à explorer un futur habitable et attractif, où le bien-être collectif, la justice sociale, la solidarité, la réciprocité et les interdépendances entre humains et non-humains deviennent des repères centraux.
L’objectif n’est pas de présenter la technologie comme une solution magique, ni de réduire les enjeux écologiques et sociaux à des micro-actions individuelles. Il s’agit au contraire de montrer que les transformations désirables sont collectives, systémiques et démocratiques : elles concernent les institutions, les infrastructures, les modes de production, les rapports de pouvoir, les choix de société et la manière dont nous décidons ensemble de nos futurs.
Trois temps pédagogiques
- Montrer le futur. L’expérience commence par ce qui est désirable : un monde durable, habitable, vivant, où le bien-être et le « bien vivre » sont placés au centre. Ce futur n’est ni parfait ni naïf : il reste ambivalent, avec des tensions, mais il n’est pas dystopique.
- Comprendre comment on y est arrivé. Les élèves découvrent que ce futur suppose des transformations sociétales : prise en compte des limites planétaires, transition juste, innovations démocratiques, santé planétaire, sobriété, nouveaux usages des ressources, énergie, villes plus vivables et technologies mises au service du bien commun.
- Ouvrir un appel à l’action collective. La dernière partie invite à participer au dialogue et au changement, non pas chacun·e pour soi, mais avec les autres, par la coopération et la délibération.
Une salle d’expérience et une salle de débat
Le projet s’appuie sur un dispositif composé de deux espaces complémentaires : une salle dédiée à l’expérience de réalité virtuelle et une salle permettant d’organiser des discussions, jeux ou débats en parallèle ou à la suite de l’immersion. Le temps de débat est essentiel : il permet de mettre des mots sur ce qui a été vécu, de relier l’émotion à l’analyse, et de transformer l’expérience immersive en apprentissage critique.
Les débats permettront aux participant·es de clarifier leurs idées, de poser des questions, de confronter des points de vue, d’évaluer des arguments et de relier l’expérience vécue à des concepts plus larges des sciences sociales et naturelles.
Le free roaming : se déplacer librement dans un espace virtuel
L’activité est pensée pour un dispositif de réalité virtuelle en free roaming. Les participant·es se déplacent librement dans une zone physique délimitée tout en explorant un environnement virtuel. Les déplacements physiques et virtuels sont synchronisés en temps réel, ce qui permet une immersion plus naturelle, plus sociale et plus engageante.
Cette technologie permet une expérience collective : plusieurs participant·es peuvent évoluer dans un même univers, interagir avec des objets ou des situations, et partager une expérience qui devient ensuite matière à discussion.
Pourquoi la réalité virtuelle ?
La réalité virtuelle est mobilisée ici comme un outil pédagogique puissant parce qu’elle favorise l’immersion, l’engagement émotionnel, l’apprentissage actif et l’empathie. Elle rend possible l’exploration de situations complexes difficiles à reproduire dans une salle de classe ordinaire, tout en donnant aux élèves la possibilité d’agir, d’observer, de ressentir et de discuter.
Mais l’activité garde une distance critique envers la technologie elle-même : la réalité virtuelle est un moyen d’ouvrir l’imagination, de rendre perceptibles des futurs possibles et de soutenir la réflexion collective. Elle n’est pas une fin en soi.
Thématiques mobilisables autour de l’expérience
- bien-être, besoins humains et plus qu’humains ;
- limites planétaires et limites sociétales ;
- justice sociale et transition juste ;
- interdépendances entre humains, non-humains, milieux vivants et technologies ;
- sobriété, consommation durable et couloirs de consommation ;
- innovations démocratiques, participation et délibération ;
- ville, chaleur, eau, santé planétaire, énergie, migration climatique ;
- intelligence artificielle, technologie et bien commun.
